mercredi 20 mars 2013

Hypnotisés par un lac

Album photo du lac Inle  ici!


UNE LENTE MAIS MURE TRANSFORMATION

C'est grace a sa recherche effrenée et ses ballades matinales sur les marchés que peu a peu, hash le valeureux se transforme en Piang Phou, épi de  mais birman... 

Bon sang ne saurait mentir et sa descendance le digne Gopalou, fond comme un guacamole a la vue et au gout des enormes avocats birmans... Topati, (salade d'avocat) sera desormais son nom de voyage.

LE NORD EST : TERRE DES SHAN

Les deux comperes pourraient se fondre parmi l'opulence des fruits et legumes des jardins flottants du lac Inle.

Pour la petite histoire, les Inthas immigrent
 du sud du Myammar pour rejoindre le lac Inle. Mais les bords du lac etant occupés par les Shan, ils construisent des villages sur pilotis et créent des centaines d'hectares de jardins flottants qui sont devenus une de sources principales de fruits et legumes pour toute la Birmanie.




Nous passons des heures sur une longue pirogue, hypnotisés par la beauté lacustre, naviguant entre les jacynthes d'eau, s'arretant de temp a autre pour visiter des villages aux savoirs faire traditionnels comme le tissage des fibres de lotus et la confection de cigares a la noix de coco et feuilles de banane. 




















Les canards sauvages et les aigrettes blanches nous tiennent compagnie. 




Cest magique ! les pecheurs rament avec une jambe pour avoir les mains libres et leur filet brille de mille gouttes d'eau au soleil couchant... Cette technique de peche archaique est unique au monde!
Nous n'avons jamais vu un lac aussi vivant et captivant. Chaque scenes nous arrachent un sourire d'admiration et se gravent a jamais dans nos coeurs.








Retour sur la terre ferme ou une charmante birmane, sous l'inspiration vegetale de Piang Phou et de Topati, nous a concocté un diner traditionnel Shan des plus champetre... 







Le parfum et le gout des fleurs de banane se melange a l'acidite du tamarin et de la tomate du lac. La salade de mangue verte au chili nous surprend, le riz a la noix de coco nous laisse reveur... ce soir cest la fete des papilles ! 




Un autre soir de folie, vetu de chics longji, nous poussons la porte du tres select View Point... Les plats Shan elevés au rang de grande cuisine ! dangereux mais reussi ! la salade daubergines grillées et le curry de legumes au gout de fleurs de jasmin sont inoubliables...Oubliant nos finances limitées, nous degustons le vin blanc local, The Red Mountain Vineyard, ses pointes prononcées de citron vert et autres essences boisées et fleuries nous ennivrent legerement..


Le Grand chic
Le riz, serti de feuille de banane


Les plats sont servis sur des minis pirogues ...

Mais la folie financiere ne s'arrete pas la!
Est-ce a cause des effluves de ce vin delicieux, du depart de Piang Phou pour la France; la contr
ée gelee aux coeurs glacés, que Topati, la Biquette et kelly perdent la tete ?
Toujours est-il, que les trois voyageurs essaiment leurs chiattes (monnaies locale) comme des milliers de chiures de mouches, fabuleuses tetes de Boudhas, tissages Shan, vestes, sacs perlés remplissent nos sacs a dos et pour nous consoler davoir tant depensé, nous finissons la journée dans le tout nouveau café francais, avec un brownie au chocolat...


Il reste 13 jours de voyage... la Biquette vote pour les villages d'altitude du nord ou les anglais se reposaient pendant la saison seche. Son reve de bungalow dans la jungle est de courte durée car le groupe est democrate et les deux autres citoyens optent pour le sud-est de la Birmanie...
Les trois comperes, desormais orphelins de Piang Phou (qui leur a offert durant trois semaines un festival de pop corn sucre, salé
) prennent au vol un bus de nuit qui les amene petit a petit, doucement mais surement sur le bord de la riviere Talwein, dans la romanesque Moulmein...

samedi 16 mars 2013

Mandalay

Autour d'un repas, je lance une interview en imaginant un article original et vivant.


Quatre Francais a Mandalay

Gopal, as tu fait des austerites ici ?  
Oh oui! Une belle! C'est vrai qu'on a hesité  avec la Shyamette!
C'est tot 4h du mat pour aller voir un Boudha quand meme!
Mais Manko, un Birman qui ressemble a un happy Boudha chinois nous a convaincu "Difficult to wake up but when you see buddha you become fresh for all day!"

Et c'est parti, sans trop savoir comment nous voila sur une moto!
Nous sommes stupefaits par le nombre de personnes presentes, la ferveur de tous ces birmans, vieux, jeunes, pauvres ou riches priant en coeur pour ce Boudha boursoufl é  d'or.
Nous realisons alors notre chance d'assister a cette ceremonie unique en Birmanie qui nous fait penser aux pujas Indiens.
Ce Boudha de 4m dont le corps est cach
é  par un draps orange, se fait laver le visage et les dents, une toilette d'une heure pour bichoner ce Boudha adoré .
Une armée de moines au service de cette image sacrée.
L'eau du bain circule parmis la foule, chacun s'asperge pour la chance, la protection. 

Cette excursion aupres du compassionné apaise notre coeur mais ne nous rafraichit pas pour autant! Nous rentrons a l'hotel continuer notre nuit.

Le retour amene son lot de magie! Le lever du soleil revele des ribambelles de moines nus pieds, commencant l'aumone avec leur bol en bambou. Tous les habitants s'arretent et offrent du riz, des fleurs ou de l'argent.
C'est un tableau commun en Birmanie, les moines font partie intégrante de la vie locale.

Les 500 000 moines Birmans ont un statut social tres important. Respect
és sans etre craints, ils sont accessibles et c'est pour cela qu'on en croise partout, assis dans les boui boui, faire du shopping, fumer des cheroots...





Ashesha, ferme les yeux et raconte nous un de tes moments preferés a Mandalay ?

...
Une moto poussive m'arrache du smog de Mandalay, au cr
épuscule j'arrive a la Sutaungpyei pagoda cachée derriere des mangousiers luxuriants. Je me déchausse, j'offre la dime, je joins les deux paumes et je récite une priere devant un Boudha laiteux au sourire bienveillant.

File:Mandalay Hill view, Myanmar.JPG



Shyamette qu'est ce qui t'as impressionné a Mandalay?
Sans aucun doute, c'est l'atelier de fabrication des feuilles d'or.
Decouvrir cet artisanat archaique et ces ateliers ou les Birmans martelent l'or depuis des siecles est tres impressionant.
Mais le plus hallucinant est de savoir que ces milliers de fragiles feuilles d'or sont destinees aux millions de Boudhas.
Je n'ai pas pu resister et en ai achet
é quelques unes!
A chaque fois que j'ai vu les milliers de feuilles d'or voletant dans les temples, j'ai eu une pensée pour ces artisans au travail difficle. 







Et moi qu'est ce que j'ai prefere a Mandalay?

Aaah, c'est difficle a dire... laissez moi reflechir!
Je pense que c'est l'ile Inwa!
L'image meme que l'on se fait de la Birmanie! Dommage qu'on ai pas toutes les photos...
Cette petite ile, coupee du monde et son ambiance paisible m'a profondement marquee.
Les rizieres entourant les stupas sauvages, la lumiere du couchant qui caresse les chapeaux pointus des artisans et la bont
é des villageois.
Le monastere en teck etait grandiose, 250 pilliers, un interieur sombre imposant le silence et le respect de ce lieu de culte et d'aprentissage.
C'est précisement ici que je suis tombee amoureuse de la Birmanie et ou pour la premiere fois de ma vie, je n'ai pas pu retenir mes larmes face a la splendeur du paysage.










dimanche 10 mars 2013

La plaine aux 4000 merveilles

La nuit dans le bus prend fin... enfin!
Nous sommes extenues, mais il faut charger nos dos des backpacks et trouver une guest house (GH) et negocier un moyen de transport.
Le desordre s'installe dans le quatuor, chacun a une approche differente. Les options fusent dans l'air comme des balles, en voici quelques exemples :
- marcher pour reperer les GH
- prendre un tuktuk en direction d'une GH qui est dans le guide
- avaler un bon petit dejeuner
- remonter dans le bus pour finir sa nuit
- manger un birman (de preference un chauffeur de taxi)

Dans la confusion generale, nous choisissons cette derniere option! Constatant que nous n'avons ni sel ni citron, nous decidons de marcher... 



100 m plus loin, la fatigue nous fait changer d'avis pour sauter dans un pick up! Direction, la GH qu'est dans le guide...
"elle est naze!!!"
Nous choisissons une deuxieme GH, les Birmans nous avertissent qu'elle est fermee...
Notre fatigue et nos automatismes de defenses durement appris en Inde nous poussent a la mefiance quasi paranoiaque!
Au mieux on pense qu'ils veulent nous ammener a la GH pourrie de leur pote, au pire il s'agit d'un complot de la junte au cure dents aceres...
Nous decidons de fuir ces presumes arnaqueurs, direction ptit dej!
L'estomac plus fort que la raison...

Les toasts grilles, le the fumant et la gentillesse de l'hote nous apaisent...
Le petit dej se revele etre un puissant remede contre la paranoia.
Nous nous rappelons que nous sommes des etres humains (sensibles) et pas des machines a trouver des guest house.
Le ventre plein, tout devient plus fluide, plus harmonieux...

Nous decidons de s'organiser en deux equipes:
* les filles ou les gardeuses de sacs
* les mecs ou les chercheurs de guest house





Les chercheurs de GH se divise en deux sous groupe:
"toi tu vas la ba" et "moi je vais la ba"


C'est "moi je vais la ba" qui trouvera la chambre tant convoitee.
Pendant ce temps les gardeuses de sacs ont repris du the...

Shyam Go et Kelly decident de se relaxer dans la Family room pendant que Ash le valeureux explore les rues de Bagan a velo.
2 h plus tard, les bras charges d'achat en tout genres durement negocier, il s'ecroule sur lon lit et nous deballe ses tresors.

La suite du voyage nous apprendra que le shopping est son obsession favorite!
Laissez Ash deux minutes seul et il achetera forcement quelque chose!
Nous sommes impressiones par le panel de ses trouvailles, d'une belle tete de Boudha en bois a trois volumineuses (et couteuses) guirlandes luminaires, MADE IN TAIWAN !!!!!!!!!!
Maid je vous demande serieusement d'eviter ce sujet avec lui car il defendrait farouchement son achat, allant jusqu'a frapper si les arguments venaient a manquer!
Si vous etes invites chez lui, n'hesitez pas a le complimenter lourdement sur ses immondes guirlandes clignotantes Taiwanaise, ramenees de la Birmanie a la sueur de son front, lui coutant 36 dollars de bagage supplementaires!

Refermons cette parenthese sur Ash le lumineux.


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Leves 4h30, nous prenon un the avant le depart vers la plaine de Bagan.
Ash et Go enfourchent leur velo alors que Kelly et la Bikette montent dans la caleche qui les attendait.
Il fait noir. Parsemees le long du chemin, les immenses pagodes illuminees offrent un spectacle sur realiste. Le bruit de la caleche dans la paisible nuit et les etincelles sous les sabots du cheval nous baignent dans la magie d'un passe revisite. Quelque chose nous echappe... Nous ne serions pas etonnes si les sabots du cheval se decollaient du sol, pour s'envoler dans la nuit, tirant la caleche jusqu'au sommet des pagodes.


Plusieurs centaines de marches nous invitent a decouvrir le leve du soleil sur la plaine ensorcellante de Bagan, au sommet de la Pagode Shweesandaw.
L'obscurite se dissipe peu a peu tel un voile de satin derobe par une main delicate.
Nous restons silencieux.
Par moment, nous ne pouvons reprimer notre beatitude, des "wwwaaaa" "oooohhhh" "ppppffffff" fusent.

La Birmanie nous offre son premier cadeau, un panorama de 360° sublime.
Un des plus fascinant spectacle du monde.
J'eprouve le besoin de me retrouver seul, en silence, comme si la beaute du paysage me connectait avec moi meme. Je ferme les yeux. Je laisse des sentiments puissants et positifs m'envahir. J'ouvre les yeux, croisent ceux de mes compagnons, je suis sure qu'il vivent la meme chose.

La visite de la premiere pagoda est fabuleuse. Il en reste 4000 autres...

Durant ces 4 jours a Bagan, nos yeux n'ont cesse de briller devant les centaines de Boudhas de toutes tailles, couches, debout, assis, en or, en pierre, en stuck. Les differents mudras (position des mains) inspirent amour et devotion.





WE LOVE BOUDHA




Première immersion dans un temple boudhiste. Une vie entière ne suffirait pas pour visiter tout les temples boudhistes qui s'egrenent par milliers dans chaque villes, villages, campagnes et lacs dans ce merveilleux pays Birman.
 En fin de journée, nous partons a la Paya Swedagon. Elle s'illumine de couleur jaune orangé, a la lumière du couchant et au lever de la lune des milliers de bougies s'élèvent et font briller les boudhas.

L'atmosphère est féerique et le diamant au sommet du temple, miroite de milles feux.


Il y a 10 000 ans, 8 cheuveux de Boudha ont été ensevelis sous un temple d'or, recouvert de six autres temples en argent, etain, cuivre, plomb, marbre et brique. Nos cheuveux se dressent sur nos tetes a la vue de tant de beauté et nos poils se herissent de joie a la pensée de toutes les pagodes, stupas et temples qui nous attendent tout au long de notre périple.


C'est avec une immense gratitude, que nous posons nos fesses auprès de fervents Birmans ravis de nous faire partager leur bonheur de spalmodier mantras et prières, le regard rivé sur les paupières légerement baissées de Boudha, laissant entrevoir un regard d'amour et de compassion.



samedi 9 mars 2013

Les dessous de l'affaire

C'est ici que nous prenons conscience du pays ou nous sommes, riche de paysages echantés, de pagodes aux pouvoirs mystiques et d'un peuple aimant.

Mais attention, ca n'a pas vraiment commencé comme ca...

L'arrivée de nuit a Yangon nous laisse decouvrir un quartier insalubre ou les trops nombreux points communs avec l'Inde (odeurs nauséabondes, crasse, crachats de betels...), me font d'un coup apréhender ce pays!
Les chambres sont comme prevu, trop cheres et trop crades! Nous formons une equipe de deux éclaireurs et finissons par atterir dans la guest house Golden Star, nikel, confortable et aux prix abordables.
Nous tombons vite de sommeil, avident de découvrir cette premiere ville de la Birmanie de jour...

Tels deux bébés Go et moi décidons de prolonger notre nuit pendant que Shyamette la bikette et Ashesha, partent se balader innocemment dans les rues de Yangon...

Et c'est avec stupeur, quelques heures plus tard, autour du dejeuner, que nous decouvrons avec stupeur leur epopée matinale.

Premier dejeuner a Yangon ou on apprend "les dessous de l'affaire!

"   En quittant la chambre ce matin, nous sommes sonnes par la chaleur, la polution, le decalage horaire.
Mais, rassures par le Lonely PLanet, qui nous raconte que nous sommes dans la ville la plus sure de toute l'Asie du Sud Est.
Faut juste eviter de tribucher sur les trotoirs defonces et de tomber dans les trous remplis d'ordures...
C'est vrai qu'en allant au Golden Duck, a 22h, seul resto ouvert, nous avons failli plusieurs fois perdre Ash le valeureux.
Ivres de fatigue et de pates chinoises, il a fallu l'oeil attentif des deux filles Lamy pour ne pas qu'il disparaisse dans les
canalisations de la ville sombre, regorgeant de 4 350 000 crachats oranges parfumes a la noix de betel.

Le Lonely Planet nous consseille donc vivement de changer notre argent au black market (p.13-13 edition 2013) "nous vous encourageons a ne pas changer d'argent aupres des guichets de l'aeroport ou des banques. Le meilleur endroit a Yangon est le marche BOGYOKE... bon ben.... nous y voila! au marche!

Pour info, il faut savoir que tout ce paie en espece en Birmanie et qu'il n'y a qu'un seul ATM dans tout le pays. Tout les voyageurs ont donc sur eux, dans une banane, cachee sous le teeshirt leur bufget du voyage en dollar.

Apres quelques deambulations dans les etales, un Birman aux dents rougies de betel nous accoste "change money, change money"
La discussion entre Ash le valeureux et dents rouge se fait a voix basse... echange de taux, parlote, c'est cool.
Il nous invite a le suivre dans un coin tranquile pour rencontrer son boss. Ce qui ne devait prendre que "few minutes" commence a etre long...
Mais que fait la bikette???
Elle suit bbbbeeeeeeeeetement les deux males, confiante fans la transaction qui lui permettera de brouter de l'herbe fraiche avec son troupeau.

Mais quand dent rouge leur fait traverser multiples ruelles et ponts, l'instinct animal multi-ancestral de la femelle, renifle le danger et emet une objection:
"bbbeeeeee ca fait bien loin tout ca! il nous enmene ou le man?"
ash le valeureux replique assurement "si tu veux la bikette, attends moi dans un petit endroit au frais, je reviens vite!"
"aaaah nooooonn! et si tu faisais kidnapper???"
Pas bien rassuree, la bikette suit les deux males...

La transaction commence entre les deux nouveaux touristes franco-debilo et trois birmans.
Ash propose de changer 300euros... les Kyats "pronnoncer chiats" tombent sur la table...
1eu= 1125 ky, 300eu=337 500ky, sachant que le plus gros billets est de 5 000 ky, une montagne de billets a compter!
La vitesse avec laquelle les birmans comptent les liasses et hypnotisante! Ash et la bikette comptent et recomptent. Le change est bon, tout va bien, il n'y a plus qu'a donner les euros.

Je farfouille dans ma banane et leur donne 6 billets de 50euros. L'argent est meticuleusement examinee. Et voila qu'ils refusent les billets dont la serie numerotee ne commence pas par un "X".
Je charche donc d'autres billets, je sens de lourd regard se porter sur ma banane, au fond de moi je sais que ca va se compliquer.
Je reprends 3 billets "Z" et redonne 3 billets "X", X Y Z PPP AAA X ZRRRRYYY c'est quoi ce bordel????
Sur les 3 billets "X", un billet est tache, ils le refusent... retour dans la banane...
Il faut un billet non plie, non tache...
Facile, je le tend, ca y est ils ont leurs 6 billets.
Mais tout un coup il n'en n'ont que 5...
En une seconde nous comprenons que nous sommes fait comme des rats!
Ils nous reclamment le billet manquant mais nous savons qu'ils l'ont.

Un echange un peu sale s'en suit et devient de plus en plus amer et tendu. On a les boules, les couillons nous ont roule...
Je lache vite l'affaire mentalement mais j'ai envi de leur taper dessus.
Ash le valeureux n'en reste pas la!
Et la, beate, j'assiste a un spectacle qu'aucun birman n'a du vivre dans sa courte vie de truand de touriste.
Le valeureux exige de les fouiller. Avec une autorite naturelle (mais a quelle ecole est il donc alle celui la?), il prend les trois birmans un a un, les enmenne au fond de la ruelle et leur demande d'ouvrir leur longhi! Cris de stupefactions, grimaces de suprises, protestation, rien y fait, les longhi sont ouverts: resultats negatif.
Ils commencent a s'enerver, nous nous cassons sans dessus dessous, alleges de 50eu!

Sur le chemin du retour la Bikette se demandant si les birmans portent une culotte:

" Yavait quoi sous le longhi?"
"Rien."
"Ah bon? et alors c'est comment un zizi Birmans?"
"Rien non plus."
"Ah!"
 

"

Nous sommes sideres! Quel accueil! Nous ne nous laissons pas abattre par cette mauvaise aventure, a part ceux la, tous les autres birmans nous reservent leur sourire le plus chaleureux.

 

mercredi 6 mars 2013

FAUX DEPART




6 MARS :

Nous sommes a Bangkok, encore quelques heures d'attente avant l'arrivée de Shyam et d'Ashesh! Nous sommes impatients, mais nous ne réalisons pas réellement qu'ils arrivent.

D'apres nos calculs, ils seront a l'hotel vers 21h.

19h45, je decide d'aller faire un tour sur la toile pour faire passer le temps!

Et la, c'est le drame... Je lis le message tragique de ma mere et je n'arrive pas a y croire! Pas une seule seconde je ne doute de cette triste nouvelle... 
Choquée, je cours dans la chambre et crie a Gopal " SHYAM A LOUPE SON AVION..."
le souffle court je rajoute "mais je crois que ca va, elle dit arriver demain a la meme heure..."
scandalisée je chuchote "mais qu'est ce que c'est que ce delire...????"
Gopalou n'y croit pas une seule seconde "c'est impossible! ils nous font une blague!!!"


La gorge assechée par les émotions, nous nous désalterons, les yeux rivés sur cette petite rue qui devrait laisser apparaitre Ashesha, avec ou sans Shyam?

Les minutes s'étirent et mettent nos nerfs a dure épreuve. Pour nous calmer nous nous lançons dans une partie d'echec que nous ne finirons jamais.

21h30, il est la, avec ses boucles poivre et sel depassant du back pack. La bonheur de nous retrouver est intense mais bref, coupé par la verité tranchante... Shyam a vraiment loupé son avion... Nous rassurons notre compere, elle s'est debrouillée pour arriver demain, meme heure!

Portés par le soulagement, nous courrons au restaurant veg, nos 3 mines fatiguées arborant un sourire radieux, suffisent a convaincre la patronne de re-ouvrir le resto!
Attendrie, elle nous sert un buffet aux saveurs subtiles thailandaises. Un premier pas delicieux dans le royaume de Siam pour notre Asheshounette!



 7 MARS :


20h, le bilan est positif, les demandes de visa pour la Birmanie sont lancées pour nous 3, Shyam peut avoir son visa en quelques heures... tout va bien! Nous esperons juste voir la bikette arriver ce soir!
Elle est en avance, je la vois en rentrant a l'hotel, son arrivée est tellement iréelle que la seule chose que je trouve a dire est : "MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS LA???"

"beeennn.... je suis en avance!"
"oui oui pardon!!!! calin!!!"

L'equipe, enfin au complet, recupere ses visas le 8 mars et se prépare a decoller le lendemain.

9 MARS :



Depart pour le Myanmar dans 2h! Ashesha et Shyam ont disparu dans Bangkok...
remake de VERY BAD TRIP


Ils arriveront 1h plus tard, comme des fleurs, tels deux enfants innocents, inconscients du monde "adulte" et de ses responsabilites : check out... et j'en passe!
Nous finissons a l'heure, dans l'avion, prets a s'envoler pour cette aventure incroyable!








mardi 5 mars 2013

Rencontre de 3 generations et de deux mondes


C'est sans reflechir que nous decidons d'aller passer quelques jours sur une petite ile paradisiaque.

Dans la meme journee nous quittons les orang-outans et prenons un bus de nuit pour rejoindre le nord l'ile. 12h de bus ca nous fait pas peur! Confiants et heureux a l'idee de passer la prochaine journee les fesses dans l'eau, nous entamons notre nuit calmement.
1 h plus tard le charme est rompu... Le conducteur se revele etre le plus dangereux que l'on ai jamais connu! 
La route devient un champ de course ou nous mettons la patee aux motos, jeeps et minivans! Aucun chauffeur indien n'a montre autant d'impatience sur une route, c'est dire!
Les virages nous decollent des sieges, le bus est souvent a deux doigts du deux roues...
Nous traversons des champs de plame sans fin et des villages isoles. En cas d'accident, impossible de savoir ou se trouve l'hopital le plus proche ou s'il y a meme un docteur pas loin... Une peur paralysante s'empare de nous. Rien n'est rassurant, rien que la pensee des 11h de route restantes avec un fou pareil nous fait trembler.
Nous n'osons pas aller negocier un ralentissement avec le chauffeur, de peur qu'il prenne un plaisir sadique a accelerer de plus belle, cette cadence infernale pour faire perdre la tete a ces boulets de touristes!

A 6h du matin, pendant que le soleil pointe le bout de son nez sur cette jungle infinie, le chauffeur nous reveil sans sympathie, nous devons changer de bus...
Les membres ankyloses et les muscles tendus de stress nous nous ecroulons sur deux nouveaux sieges. Nous prions que le nouveau chauffeur soit plus raisonnable! 
Soudainnement nous remarquons que deux vitres sont completement cassees, et laissent s'engouffrer avec violence, l'air glaciale de ce matin maudit!
Armes de nos sacs de couchage, nous construisons un abris et trouvons le sommeil rapidement.

Nous ne nous etendrons pas sur la suite des evenements, il nous aura fallu plus de 24h pour atteindre notre petit bungalow! Nous nous effondrons sur des hamacs, installes sur la terasse en bois surplombant la mer turquoise.

C'est avec une surprise sans pareille que nous observons ces poissons multicolores depuis notre terasse!
Nous sommes si proche de l'eau et celle ci est tellement clair que la vie marine s'observe du ciel...




Tres vite nous faisons la rencontre de JeanPi et Daniele, qui sont les doyens de notre belle equipe!Corrine, Arnaud et Lou nous rejoignent assez vite.
Trois generations se retrouvent et partagent les histoires d'avant 68, une epoque ou les infimieres chauffaient leur salle au bois, ou les voyages etaient au plus pres de veritables expeditions vers l'inconnu, ou l'on dormait dans les comisseriats en Afrique du a l'absence de guest houses...
Les yeux equarquilles et les oreilles grande ouvertes, nous rigolons devant ces recits lointains et extravagants. 
Facile de s'imaginer Daniele et sa longue cheveulure, la premiere en manifestation, une figure de ce qu'on ne peut qu'imaginer maintenant, ces fameux revolutionnaires de 68!
JeanPi se revele etre le grand pere avec lequel on a envi de passer ses longs hivers, a ecouter ses aventures extraordinnaires. Autour du monde ils ont voyages, et nous ramenent ces recits savoureux sur des terres vierges du carnage touristique.
Nous revons d'avoir leur courage et leur force!

Malgre une generation d'ecart, Arnaud et Corrine ont eux aussi profites de paysages imacules avant l'invasion des touristes. Que nous reste il maintenant?
Ou pouvons nous nous sentir encore perdu, loin de ce monde capitaliste?
Reste il toujours des terres vierges de toute colonisation?

Bien sur, nous avons trouve quelques endroits privilieges, mais bien loins des villages perdus et innocents des recits de nos aines. 

Nous profitons d'autant plus de cet endroit magique, ou le calme nous berce et ou il est encore possible de rencontrer ce monde marin originel...