mardi 5 mars 2013
Rencontre de 3 generations et de deux mondes
C'est sans reflechir que nous decidons d'aller passer quelques jours sur une petite ile paradisiaque.
Dans la meme journee nous quittons les orang-outans et prenons un bus de nuit pour rejoindre le nord l'ile. 12h de bus ca nous fait pas peur! Confiants et heureux a l'idee de passer la prochaine journee les fesses dans l'eau, nous entamons notre nuit calmement.
1 h plus tard le charme est rompu... Le conducteur se revele etre le plus dangereux que l'on ai jamais connu!
La route devient un champ de course ou nous mettons la patee aux motos, jeeps et minivans! Aucun chauffeur indien n'a montre autant d'impatience sur une route, c'est dire!
Les virages nous decollent des sieges, le bus est souvent a deux doigts du deux roues...
Nous traversons des champs de plame sans fin et des villages isoles. En cas d'accident, impossible de savoir ou se trouve l'hopital le plus proche ou s'il y a meme un docteur pas loin... Une peur paralysante s'empare de nous. Rien n'est rassurant, rien que la pensee des 11h de route restantes avec un fou pareil nous fait trembler.
Nous n'osons pas aller negocier un ralentissement avec le chauffeur, de peur qu'il prenne un plaisir sadique a accelerer de plus belle, cette cadence infernale pour faire perdre la tete a ces boulets de touristes!
A 6h du matin, pendant que le soleil pointe le bout de son nez sur cette jungle infinie, le chauffeur nous reveil sans sympathie, nous devons changer de bus...
Les membres ankyloses et les muscles tendus de stress nous nous ecroulons sur deux nouveaux sieges. Nous prions que le nouveau chauffeur soit plus raisonnable!
Soudainnement nous remarquons que deux vitres sont completement cassees, et laissent s'engouffrer avec violence, l'air glaciale de ce matin maudit!
Armes de nos sacs de couchage, nous construisons un abris et trouvons le sommeil rapidement.
Nous ne nous etendrons pas sur la suite des evenements, il nous aura fallu plus de 24h pour atteindre notre petit bungalow! Nous nous effondrons sur des hamacs, installes sur la terasse en bois surplombant la mer turquoise.
C'est avec une surprise sans pareille que nous observons ces poissons multicolores depuis notre terasse!
Nous sommes si proche de l'eau et celle ci est tellement clair que la vie marine s'observe du ciel...
Tres vite nous faisons la rencontre de JeanPi et Daniele, qui sont les doyens de notre belle equipe!Corrine, Arnaud et Lou nous rejoignent assez vite.
Trois generations se retrouvent et partagent les histoires d'avant 68, une epoque ou les infimieres chauffaient leur salle au bois, ou les voyages etaient au plus pres de veritables expeditions vers l'inconnu, ou l'on dormait dans les comisseriats en Afrique du a l'absence de guest houses...
Les yeux equarquilles et les oreilles grande ouvertes, nous rigolons devant ces recits lointains et extravagants.
Facile de s'imaginer Daniele et sa longue cheveulure, la premiere en manifestation, une figure de ce qu'on ne peut qu'imaginer maintenant, ces fameux revolutionnaires de 68!
JeanPi se revele etre le grand pere avec lequel on a envi de passer ses longs hivers, a ecouter ses aventures extraordinnaires. Autour du monde ils ont voyages, et nous ramenent ces recits savoureux sur des terres vierges du carnage touristique.
Nous revons d'avoir leur courage et leur force!
Malgre une generation d'ecart, Arnaud et Corrine ont eux aussi profites de paysages imacules avant l'invasion des touristes. Que nous reste il maintenant?
Ou pouvons nous nous sentir encore perdu, loin de ce monde capitaliste?
Reste il toujours des terres vierges de toute colonisation?
Bien sur, nous avons trouve quelques endroits privilieges, mais bien loins des villages perdus et innocents des recits de nos aines.
Nous profitons d'autant plus de cet endroit magique, ou le calme nous berce et ou il est encore possible de rencontrer ce monde marin originel...
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